AL Lorient : la stratégie du coucou

A propos du communiqué d’Alternative Libertaire Lorient du 1er février.

En janvier nous dénoncions sur notre page Facebook la venue du confusionniste Chouard à Lorient.  Notre publication a permis de mettre en lumière la tournée de Chouard en Bretagne : pas seulement à Lorient et à Ploërmel, mais aussi à Brest et à Rennes. Nous ne regrettons rien. Il n’y avait rien de mensonger à dénoncer la venue d’un fasciste dans la salle mythique de Lorient et au contraire de vouloir semer la confusion, nous nous interrogions  sur le silence des différentes organisations politiques et syndicales lorientaises.

Que nous soyons cent ou mille, seule ou seul, les idées que nous défendons  ne sauraient se réduire au nombre de militant-e-s.  Elles sont immarcescibles. Et nous n’avons pas à répondre sur ce point dont la teneur  ressemble plus à une police politique d’un Etat policier qu’à un différend sur la stratégie à suivre et les idées politiques à défendre. Quant à la vieille accusation stalinienne de « diviser » le mouvement social lorsque nous ne partageons pas la stratégie à mener ni parfois les mêmes idées, nous répondons simplement que cette « soupe à logos »  ne crée pas l’unité : le nom de la CFDT  aux côtés de ceux de Solidaires ou de la CGT dans le collectif de défense des services publics à Pontivy illustre bien cette confusion entretenue par les militant-e-s.

Mais à défaut d’idées ou d’éclaircissements, nous avons eu droit à un flot d’insultes,  « chasse à l’homme », harcèlement, trollisme,  campisme, et autres joyeusetés qui apparaissent si souvent sur le réseau « social ». Cette fois, cela ne provenait pas de fascistes du clavier mais d’anarchistes ou prétendu-e-s comme tel-le-s.

Nous ne nous  laisserons pas intimider par AL Lorient.

La venue de Chouard (suite au vote des gilets des jaunes),  nous interrogeait sur  le silence d’AL Lorient dont les membres étaient présent-e-s au sein des gilets jaunes de Lorient. Quel rôle jouait donc les « libertaires » qui appelaient sur leur page Facebook à venir rejoindre la « maison du peuple » ? Certain.e.s militants et militantes d’Alternative Libertaire de Lorient, écrivent-ils, « participaient de manière constructive et critique, comme dans n’importe quel mouvement social, par définition large.  »  Sauf que ce mouvement social n’est pas n’importe lequel : la méfiance de certains militants devrait plutôt les interroger comme devrait les interroger l’absence de certains anarchistes dans ce mouvement.

Le discours tenu par certains  disant qu’  « il ne faut pas laisser la place à l’extrême-droite » trouve ici sa propre limite. Certains syndicalistes votent aussi à l’extrême-droite et apprécient Chouard comme certain-e-s gilets jaunes votent à l’extrême-gauche et se considèrent comme anarchistes. S’engager dans un mouvement sans limites définies (notamment antifascistes), c’était prendre le risque d’une dérive sectaire que la présence ou non de militant-e-s ne pouvaient que difficilement enrayer.

Quant à l’expression qui résonne comme un axiome « il n’y a pas de mouvement pur », cela est vrai aussi dans tout mouvement social. Et même chez les anars, et même chez les syndicalistes.

Pourquoi la venue de Chouard  à la Salle Cosmao Dumanoir était choquante ?

  • Un peu d’histoire

Le bâtiment fut construit vers la fin des années 1960 pour donner à Lorient un nouvel espace pour accueillir différents événements lorientais.  C’était aussi un hommage que rendait la ville à la CGT pour faits de résistance. En mai 2018, la ville estimait que la salle était devenue insalubre et présentait un réel danger. Les sommes pour la remettre en état étaient trop importantes selon le maire de Lorient. La secrétaire de l’UL CGT  déclarait en juin 2018 [qu’elle digérait] « mal que l’on traite ainsi un « bâtiment construit en hommage aux syndicalistes CGT, pour leurs actes de résistance durant la seconde guerre mondiale. C’est un déni de mémoire ». »

Lire à ce propos le tract (ici  http://www.collectif-libertaire-lorient.org/?page_id=1118&preview=true )distribué en juin 2018.

 Lorient, le 26 juin 2018. Cosmao-Dumanoir s’invite au conseil municipal.« Nous ne sommes pas contre les associations. Elles ne sont pas maltraitées à...

« La séance du conseil n’a pas commencé. Une trentaine de manifestants arborent des croix noires, barrées de noms d’équipements publics de la ville. Emmenés par l’Union locale CGT, la trentaine de militants, rejoints par quelques agents municipaux, entendaient protester, ce jeudi soir, contre la fermeture annoncée de l’espace Cosmao-Dumanoir. « Nous sommes surpris par la méthode, par le manque de concertation. On l’a appris par un simple courrier. Cela devient hélas une habitude de la majorité en place. Que va devenir le personnel affecté à ces équipements ? On en a assez d’assister à la fermeture de services publics », dénonce à l’entrée de la salle, Régine Lejeune. La secrétaire de l’UL CGT digère mal que l’on traite ainsi un « bâtiment construit en hommage aux syndicalistes CGT, pour leurs actes de résistance durant la seconde guerre mondiale. C’est un déni de mémoire ». »

A Lorient, la salle Cosmao devenait la « maison du peuple » et cela faisait évidemment référence à l’histoire syndicale et politique française. La salle Cosmao Dumanoir retrouvait-elle ses plus belles couleurs syndicales et sociales ? Déjà, en mai 2018, la CGT célébrait les 50 ans de mai 1968 au printemps 2018 : exposition, repas, projections … 

La « Maison du peuple » ou « Maison des travailleurs » est le nom souvent donné à des bâtiments destinés à servir de lieux de rencontre de la classe ouvrière ou de syndicats de travailleurs. Ainsi à Rennes, la maison du peuple, née du mouvement ouvrier dans l’esprit des bourses du travail, fut construite dans cet esprit en 1925.

Rennes, mai 2016. Maison du peuple. A lire :  https://paris-luttes.info/rennes-la-maison-du-peuple-occupee-5645

A Rennes,  ce fut un lieu de rencontres mais aussi un lieu de luttes :  c’est durant le printemps 2016 que la salle connait plusieurs périodes d’occupation par les acteurs du mouvement d’opposition à la loi travail comme lieu d’organisation.  Syndicalistes, étudiant-e-s, autonomes, militant-e-s politiques échangeaient,  organisaient la lutte.

Il n’était donc pas anodin de nommer la salle Cosmao Dumanoir  « Maison du peuple ». Le mouvement des gilets jaunes à Lorient s’orientait-il vers la lutte des classes ?

 

  • Les gilets jaunes de Lorient votent pour la venue de  Chouard.

 En décembre 2018, l’appel à rejoindre  les gilets jaunes à la « maison du peuple » aurait pu donner à ce mouvement  une image sociale et émancipatrice, rappelant ainsi la « maison du peuple » de St Nazaire, ou l’appel des gilets jaunes de Commercy. (http://cqfd-journal.org/Gilets-jaunes-Commercy-ouvre-la)

Photo Gilets jaunes de Commercy

Le vote pour Chouard a marqué une rupture. La présence de militant-e-s n’a visiblement pas suffi à inculquer au mouvement, un élan émancipateur.

  • L’attitude d’ Alternative Libertaire Lorient

Pour nous, l’affaire Chouard n’aurait jamais dû avoir lieu .

Chacun-e ici à Lorient connait l’investissement d’AL Lorient dans les Gilets Jaunes (elles/ils l’ont dit elles/eux mêmes et il suffit de jeter un oeil sur les publications de cette organisation pour s’en apercevoir) suivant ainsi la ligne politique établie au niveau fédéral. Les publications appelant à venir rejoindre les gilets jaunes l’attestaient sans que soit bien définie la stratégie à suivre compte tenu de la nature même du mouvement dit « protéiforme ». Fallait-il observer ? S’investir dans la lutte ? « Conscientiser » (quelle horreur) le mouvement ? Nous n’en savons rien.  Mais que répondre à un militant d’AL Lorient qui nous reproche notre absence : « Les gilets jaunes ont décidé dans une assemblée citoyenne de voter Chouard par vote. Votre collectif n’était visiblement pas présent pour voter contre . »

Nous serions donc responsables de la venue de Chouard alors que nous n’avons jamais voulu nous investir dans le mouvement des gilets jaunes (le trouvant trop confus) ? Voilà bien le monde inversé que nous propose ce militant.  Alternative Libertaire Lorient à travers ses membres était en partie responsable de cette confusion et aurait dû dénoncer la venue de Chouard dans la salle Cosmao comme elle l’a fait par la suite sur sa page (bien trop tardivement). 

Quelques publications d’Alternative Libertaire Lorient concernant les gilets jaunes de Lorient (avec quelques commentaires de membres d’AL Lorient).

C’est notre publication qui a sans doute remué le monde syndical à Lorient et dans le département. Mais c’est surtout grâce à l’énergie d’un militant de la CGT (et également d’AL Lorient) qui a permis de clarifier sa position vis à vis de Chouard par la publication d’un communiqué (cf infra).

Il aura fallu attendre encore un peu pour qu’apparaissent enfin des articles de fond sur le fasciste Chouard. 

Quant à notre propre responsabilité, à la question s’il faut ou non participer au mouvement des gilets jaunes, nous répondons que pour nous, la méfiance est toujours de mise vis à vis de ce mouvement, et particulièrement en Bretagne.

Nous connaissons les points de vue de certains anarchistes comme certains syndicalistes : des critiques sont apparues ici ou là 1 et nous assistons même à une sorte de chantage : « Notre  Confédération [la CGT ] est à une croisée de chemins. Ou bien la CGT tourne le dos à ce mouvement et la majorité de travailleurs qui le compose, ce qui approfondira sans doute la crise du syndicalisme que nous connaissons et facilitera la tâche à l’extrême droite pour canaliser le désarroi des classes populaires ».2 

Nous restons en retrait de ce mouvement, sans être ni contre ni pour. Mais nous ne participerons pas aux défilés : nous refusons de marcher au rythme de la marseillaise comme nous refusons de marcher entouré-e-s de drapeaux Bleu-Blanc-Rouge.

Si (suite à notre absence du mouvement) nous devions répondre aux accusations éventuelles de mépris de classe, nous reprendrions ces quelques mots de Laurent Lévy :   « Le mépris de classe est une chose très antipathique. Il en existe plusieurs formes. L’une d’elles consiste à décrédibiliser tout discours qui ne dénote pas des études supérieures. Une autre, bien plus antipathique – et même insupportable – est celle qui consiste à considérer que dès lors qu’un discours est inarticulé, il trouverait sa valeur propre dans le fait qu’il émane du « peuple ». Si cette forme de mépris de classe est plus antipathique encore que la première, c’est qu’elle repose sur l’idée que les gens du peuple sont par hypothèse des imbéciles, dont on n’a pas à attendre de réflexion sophistiquée, si bien qu’on devrait se contenter d’applaudir des raisonnements sommaires. Ces deux formes de mépris de classe sont en fait deux manières symétriques de dire « le peuple est con ».

  • L’extrême-droite et l’art de la confusion

Une publication d’un gilet jaune sur sa page nous a alerté-e-s. Nous apprenions que le confusionniste Chouard venait en Bretagne.  Et hasard encore, c’est en cliquant pour zoomer que nous avons su que le confusionniste venait dans le département, à Ploërmel  et à Lorient.  Pire, le fasciste était accompagné à Ploërmel par un membre du syndicat Solidaires des Côtes d’Armor, Serge Le Quéau, (à l’origine d’Attac) qui suite à la grogne de militant-e-s sudistes, a annulé sa participation (comme l’avait fait Joel Labbé lui aussi invité auparavant). Pire encore, Chouard venait faire une conférence à la salle Cosmao Dumanoir dénommée alors « Maison du Peuple » ! Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour découvrir que l’extrême-droite bretonne jubilait. Le site fasciste Breizh.info en faisait même sa une.

Insupportable.

Qui est Chouard  ?

Quelques articles sur le site La Horde …

 

 

http://lahorde.samizdat.net/tag/etienne-chouard/

… et  un article de décembre 2018 par l’antifasciste Yannis Youlountas 

 

 

 

http://blogyy.net/2018/12/22/etienne-chouard-la-grande-confusion-video/

LA GRANDE CONFUSION

Sous une apparence anodine voire sympathique, Étienne Chouard incarne parfaitement la confusion d’une époque troublée, hésitante et contradictoire.

Une époque tiraillée entre la révolte lucide (qui mène à l’émancipation sociale) et la colère aveugle (qui mène au fascisme).Une époque de clair-obscur dans laquelle le ras-le-bol généralisé devant l’arrogance du pouvoir ouvre une brèche furtive, une fenêtre dans l’Histoire, un moment où tout est possible, ou presque.
 
Alors qu’Étienne Chouard prétend fournir un outil pour favoriser l’émancipation sociale, il participe simultanément, depuis des années, à un phénomène antagoniste qui conduit à la pire des aliénations : un glissement sémantique et stratégique qui profite à Marine Le Pen et à ses complices.L’extrême-droite n’a jamais été aussi proche du pouvoir, en France, depuis la deuxième guerre mondiale.
 
Il ne lui reste plus qu’une seule chose à faire pour rafler la mise et rendre la société encore plus autoritaire et mortifère : déverrouiller les derniers réflexes de méfiance.Depuis longtemps, Étienne Chouard y contribue (plusieurs exemples dans la vidéo). Il brouille les marqueurs politiques.
 
Il qualifie d’extrême-droite le pouvoir capitaliste tout en prétendant que le principal parti d’extrême-droite s’est déplacé à gauche. Il nie la dangerosité de nos pires ennemis politiques. Il répand la confusion.
 
 

 

  • L’étrange silence de Solidaires Bretagne et des unions syndicales départementales

Les unions syndicales Solidaires du 22 et du 56 sont restées étrangement silencieuses. Il a fallu que Serge Le Quéau (de Solidaires 22 et co-fondateur d’ATTAC) s’explique et annule sa participation à la table ronde avec Chouard. Hélas, cela n’a pas été rendu public. Le silence de Solidaires 56 était incompréhensible. Le communiqué a permis de clarifier la situation sans toutefois effacer le malaise que nous ressentons. D’autant plus incompréhensible que, il faut le rappeler, l’union syndicale Solidaires (comme la CGT), est un syndicat clairement antifasciste.  

[LORIENT]
Communiqué des organisations : Solidaires 56, Union locale Cgt Lorient, Alternative Libertaire Lorient, La France Insoumise Lorient, Parti Communiste Français section de Lorient.

« Chouard n’est pas des nôtres ! »

La venue d’Etienne Chouard annoncée, le 8 février prochain, à la Maison du Peuple et des Luttes, à l’espace Cosmao Dumanoir à Lorient, n’aura sans doute pas lieu pour cause de départ des occupants de la salle. Pour autant, offrir une tribune à Monsieur Chouard, sans contradicteurs, dans ce lieu symbolique et historique des luttes et des réunions syndicales, aurait été une insulte aux valeurs de fraternité, d’égalité, de liberté et de solidarité portées par les militant.e.s de nos organisations.
Au jour d’aujourd’hui, certains organisateurs de sa venue s’emploient malgré tout à trouver un lieu pour l’accueillir.

Nos organisations tiennent à rappeler que derrière son discours sur la « démocratie directe », cette personne véhicule un système de pensée confusionniste, conspirationniste et complotiste. Son flou idéologique s’accompagne d’une accointance insupportable avec des personnalités d’extrême-droite tels que Alain Soral, antisémite notoire condamné dernièrement à de la prison ferme pour injure raciale, le négationniste Robert Faurisson, ou encore Dieudonné.

En combattant Macron et sa politique, nous ne ferons pas l’erreur de laisser prospérer des voix fascisantes, très éloignées de la recherche du progrès humain qui nous anime.

Lorient, le 5 février 2019

La confusion toujours, cette fois à Ploërmel, avec le député Paul Molac qui est finalement est allé à la table ronde avec Chouard, donnant à ce dernier, une image d’homme respectable et fréquentable. 

Cédric André, le confusionniste Étienne Chouard et Paul Molac (député de la 4e circonscription du Morbihan) à l’issue de la table ronde à La Chapelle-Caro. | OUEST-FRANCE 

Quelle est la stratégie d’ Alternative Libertaire Lorient  ?

Puisque nous sommes accusé-e-s de semer la confusion, de diviser la lutte à Lorient voire d’être des nuisibles, regardons d’un peu plus près la stratégie d’AL Lorient qui a la réputation de « tout signer  » et de grenouiller dans différents collectifs.

  •  La confusion : l’appel à voter Hollande en 2012

La logique d’AL Lorient ressemble à une logique de parti. Par le passé, l’organisation appelait à voter Hollande en 2012 pour préparer le troisième tour social. Il paraissait inconcevable déjà à l’époque de voter « socialiste ». Mais pour AL Lorient, la stratégie du vote Hollande semblait la plus pertinente, car, selon elle,  » Nous considérons que cette position [non consigne de vote] est erronée et contre-productive au regard de la politique que nous défendons dans notre expression, dans le mouvement social (syndicats et associations), dans les luttes et dans notre stratégie d’unité des anticapitalistes. […] L’abstention est majoritairement une abstention de désintérêt pour toute action collective, aussi bien institutionnelle que dans les luttes. »

Nous avons vu la suite.  Le vieux débat sur la participation au vote était de nouveau mis à l’ordre du jour. Sans nous. A l’époque, le collectif libertaire de Lorient n’existait pas ! Mais cet appel à prendre part au vote entre en résonance avec la vie militante d’AL Lorient.

Point de vue : Battre la droite pour le 3e tour social http://www.alternativelibertaire.org/?Point-de-vue-Battre-la-droite-pour

  • Unies sont nos cultures : manque de courtoisie d’Alternative Libertaire Lorient ou ambition politique ?

Le collectif Libertaire de Lorient né en 2012, n’avait pas beaucoup d’ambitions : au mieux, nous avions un objectif  à remplir dans l’année pour justifier notre existence. Prenant la suite du groupe Lochu de Vannes (composé par des membres de la Fédération Anarchiste et d’autres libertaires non affilié-e-s), nous nous étions engagé-e-s à animer une projection débat lors du festival artistique (et plutôt anar) « Unies sont nos cultures » qui se déroulait rue Florian Laporte à Lorient au printemps de chaque année.

En octobre 2014, le collectif libertaire de Lorient connut son premier et grand et dernier clash : prétextant un emploi du temps surchargé,  deux ou trois membres du collectif acceptèrent de laisser la place à Alternative Libertaire pour organiser cette projection sans en référer aux autres membres.  Après juste trois projections, il fallait tout arrêter. A quoi bon exister si nous ne sommes pas capables d’organiser une projection dans l’année ? dit l’un des membres.

Séparation. Engueulades. Egos et compagnie. Langue bretonne et régionalisme, fédération anarchiste et entrisme etc. Il n’en resta plus qu’un membre pendant quelques années. Une tradition chez les anars. 

Remarque : nous n’avons jamais reçu la moindre lettre d’AL Lorient concernant cette projection, jamais la moindre explication. La stratégie du coucou a fonctionné. « L’anarchie, c’est Alternative Libertaire Lorient ».

Merci pour tout.

  • Front social Lorient : censures, révisionnisme et France Insoumise.

Mai – juin 2017. La page Facebook appelée « Front Social Lorient » est créée par un syndicaliste de Solidaires sans qu’il y ait un appel précis à le rejoindre (ce fut plutôt des accointances syndicales qu’une réelle ligne politique). Ni Solidaires56, ni la CGT Lorient, ni aucun parti politique n’est à l’origine de cette page. Plusieurs administrateurs/trices ont été nommé-e-s sans qu’une ligne éditoriale (ou une charte) ne fut établie au départ même si les publications sur la page étaient clairement orientées vers les luttes sociales (tou-te-s les administrateurs et administratrices étaient des syndicalistes de la CGT  ou de SUD / Solidaires). En septembre 2017, suite à l’appel de Solidaires 56 pour une assemblée des luttes post-manif (dans leur propre local), il est proposé de nommer plusieurs administrateurs / administratrices de différentes organisations (AL Lorient, CGT, Solidaires, France Insoumise Lorient) afin de créer une dynamique de lutte  suivant celle menée contre « la loi travail » en utilisant la page Front Social. Ce fut fait. 

Sauf que…

Ruffin et Adama Traore, septembre 2017

Entre temps,  deux publications  publiées par le syndicaliste de Solidaires  mettant en cause Mélenchon et Ruffin ont semé la pagaille dans le landerneau lorientais. Rappelons qu’il n’existait pas de charte et que la liberté éditoriale était de mise, sans contrôle des un-e-s sur les autres. L’une portait sur Ruffin 3 qui mettait en doute le collectif Adama Traore, l’autre sur la critique de Mélenchon sur les syndicats. 

Suite à cela, les militant-e-s de la France Insoumise ont fait pression sur l’union syndicale Solidaires pour obliger son militant à cesser de publier des articles mettant en cause le parti et de nommer les administrateurs/trices comme il était prévu de le faire. Une fois nommés, les militant-e-s de la France Insoumise se sont empressées de supprimer les articles incriminant leurs leaders. Alternative Libertaire Lorient a accepté cette censure. Inacceptable  à nos yeux de la part de militant-e-s anarchistes. Non, la fin ne justifie pas les moyens.

Suite à cela, une « guerre d’administrateurs/trices »  s’installa : un comité « média » fut créé sans que les différent-e-s membres historiques de la page fussent prévenu-e-s.

La démocratie par le putsch. Mauvaise manipulation ou pas (nous émettons de sérieuses réserves), les administrateurs historiques disparurent ou reçurent des fonctions subalternes (ce qui n’avait jamais été discuté). Le « comité média » rédigea une charte où il était spécialement mentionné que « chaque organisation du collectif « Front Social Lorient » ne devait jamais être attaquée sur la page. » Cette charte ne fut pas signée par les différentes orgas (notamment Solidaires 56 qui n’était pas au courant).

 Le créateur de la page était lié à son mandat donné par Solidaires pour le faire taire. Statu-quo.  On ne critique pas la France Insoumise… La page vivota malgré tout.  Alimentée par un membre de la CGT et un membre de Solidaires. Jusqu’à l’affaire Franck Buhler  (« un facho en auto ») en novembre dernier qui valut à la page d’être attaquée par des centaines de milliers de fascistes ou autres réactionnaires… 

Suite au départ du militant CGT,  le militant de Solidaires rendit au même moment son mandat,  la page a retrouvé ses administrateurs /trices historiques (il n’y a plus de France Insoumise ni d’Alternative Libertaire Lorient depuis). 

  • La grande confusion : Alternative Libertaire Lorient et la marche contre Monsanto Lorient
https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-nouvelle-marche-contre-les-ogm-le-19-mai-5751732

Mai 2018 : toute la clique militante soc-dem de Lorient et parmi elle, des membres d’Alternative Libertaire Lorient.

Dans cette clique, nous retrouvons des « écologistes » EELV  (Bigata, Ladame, Girard, tous (ou proches de) à la CFDT et anciens partenaires du PS lorientais), des membres de l’UDB Victor Gallou (porte-parole), Richard Gironnay (UDB), René Kermagoret (proche d’EELV Lorient), Nathalie Labourot (L214),  Pierre Avril (ami de Joel Labbé) qui se présente comme agriculteur bio mais est surtout chef d’entreprise au chiffre d’affaires annuel de 1,3 M€  etc. (Voir ICI)

  • Un peu d’histoire …

Nous sommes en mars – avril 2015. Des faucheurs volontaires (A., Y., D.)  font appels aux militant-e-s écologistes pour organiser une marche contre Monsanto à Lorient. Nous faisons partie de ce collectif. Déjà, la question se pose sur la présence des partis politiques au sein du collectif. Philippe Ladame, porte-parole d’EELV Lorient demande que les partis politiques aient une visibilité. Les faucheurs refusent : ils ne veulent pas de récupération politique et préfèrent une marche non partisane . 

La marche est dite « citoyenne ».  N’ayant pas beaucoup d’accointance avec les partis, nous n’en avons même pas du tout avec les membres d’EELV Lorient qui ont eu une attitude scandaleuse dans le collectif contre l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : leur porte-parole mettant dos à dos les violences policières  et les « violences des zadistes ».

Il faut dire que De Rugy, alors député EELV dans la première circonscription de Loire-Atlantique déclarait en 2012   4  que « Les squats de maisons à NDDL ne servent pas la lutte des vrais opposants au projet d’aéroport que sont les agriculteurs, la population  et les politiques » dénigrant la lutte sur le terrain et mettant en exergue une opposition entre « squatteurs » et habitants/agriculteurs de la ZAD.. EELV voulait porter la lutte sur le terrain écologique et non sur celui plus bancal qu’était le politique car à l’époque, EELV Lorient aimait bien les socialistes. Au point que Stéphane Bigata (EELV) demanda à ce qu’on ne critique pas la politique de la ville de Lorient pour ne pas diviser la lutte. Ce qui allait à l’encontre des décisions prises par des collectifs en Bretagne qui voulaient porter la lutte au niveau local pour faire pression sur les socialistes locaux. Pour mémoire,  Mr Ayrault était bien au PS (comme le maire de Lorient à l’époque). Il fallait donc taire les sommes englouties par la nouvelle maison de l’Agglo. Jusqu’aux municipales de 2014 où EELV a pris le soin de se faire jeter par les socialistes locaux. Soudainement, ces derniers devenaient des gros méchants. Lire à ce propos l’article relatant le clash entre les membres d’EELV Lorient. 5

Du coup, on vit une alliance inattendue entre EELV et le Front de gauche.6

Face à cette politique politicienne, où étaient donc les membres d’Alternative Libertaire Lorient ? Débarquant un soir dans une réunion du collectif Contre Monsanto Lorient en 2017,  Alternative Libertaire Lorient poursuivait sa stratégie d’entrisme :  être partout et apparaître avec le plus grand nombre.

Alors qu’un des membres du collectif libertaire Lorient était dès le début avec d’autres faucheurs OGM au collectif de la Marche à Lorient,  AL Lorient s’est proposée (comme c’est aimable) de faire quelques collages pour aider le collectif. Bien évidemment,  la gratuité a ses limites et ils/elles s’empressèrent ensuite de coller des affiches avec leur logo. Sans participer aux réunions pour l’organisation, AL Lorient se présentait comme une organisation toujours à la pointe de la contestation… L’enfumage continuait.

Collage de 2017 pour la marche du 20 mai.

  • La drôle de manoeuvre de certains membres  du collectif de la Marche contre Monsanto  :  René Kermagoret, Nathalie Labourot, Pierre Avril etc.

En 2017, D. et A. les faucheurs n’étaient pas assidus aux réunions..  A quoi bon, puisque tout fonctionnait ? Sauf que c’était sans compter les esprits retors de certains membres du collectif et notamment des amis d’EELV Lorient. Si AL Lorient avait participé aux réunions, elle aurait été au courant des débats qui animaient les réunions du collectif.  Insultes, révisionnisme, rumeurs diffamantes.. Toute la panoplie fut déroulée pour écarter un militant gênant.

Exclusion d’un membre du collectif

En novembre 2017, des membres du collectif, profitant de son absence, votèrent l’exclusion du militant anarchiste. La raison ? Des désaccords sur le fond (la présence des partis et le soutien à Nicolas Hulot qu’il refusait).

Mais cette exclusion est à l’origine due à une militante animaliste. C’est en effet à cette occasion que la militante Nathalie Labourot de L214 devient complètement  hystérique,  frappe sur la table, hurle contre le militant anarchiste (absent).  Invoquant des mails, des messages (textos) provenant d’échanges personnels entre eux (et donc en dehors du collectif contre Monsanto). Pourquoi cette haine ? Simplement, à cause de cette affiche appelant à faire du vélo pour les animaux. Elle mettrait selon elle en exergue, l’infériorité des animaux … Le militant anarchiste refusa de refaire une autre affiche estimant avoir fait le « boulot » (à l’origine, un graphiste de L214 devait faire le visuel mais il n’y a jamais rien eu). Il rompit les discussions. La militante Labourot cultivant sa rancune de ne pas avoir été écoutée, prit à coeur de se venger contre l’anarchiste. Du pain béni pour Kermagoret. 

Extraordinaire non ? La suite est plus classique.

Première trahison

Comité de soutien à EELV Lorient 2017. Joel Labbe au centre (debout), Dominique Voynet à sa gauche.

Lors d’une réunion, quelques semaines avant  la marche (et pour cause,  les élections présidentielles approchaient ainsi que les législatives et que nous ne voulions pas servir de tribune politique), Pierre Avril a invité son ami Joel Labbé une semaine avant la marche. Ce que certains ont vécu comme une trahison : il ne respectait pas la décision prise par le collectif. Il fallait donc accepter d’autres voix politiques sous peine d’être accusé–e-s de partialité. Cela trahissait l’esprit de la marche internationale qui appelait à se défaire des partis politiques et de s’auto-organiser comme cela trahissait l’esprit de la marche à Lorient initiée par des faucheurs  : la marche ne devait pas servir de vitrine à des intérêts politiques locaux. A noter : la proposition du militant anarchiste (Collectif libertaire Lorient) soutenue par deux faucheurs d’écrire un communiqué dénonçant la présence d’éventuels fascistes (visibles) ou de refuser de donner la parole au FN est rejeté par le collectif au nom de la liberté d’expression..  Sans commentaire.

Photo ci-dessous : pierre Avril (au micro) présenté comme chef d’entreprise dans le comité de soutien EELV Lorient, législatives 2017.

Pierre Avril, membre du comité de soutien d’EELV Lorient aux législatives 2017.

Deuxième trahison.  En septembre 2017, sans avertir l’ensemble des membres du collectif, en créant un sous-comité du comité de la Marche (justifié par l’urgence paraît-il) René Kermagoret (proche EELV), Nathalie Labourot (L214), Richard Gironnay (UDB), Alexandra Parrenin (Biocoop les 7 Epis Lorient) ont organisé une journée contre le glyphosate…  L’autoproclamé porte-parole et impayable Kermagoret a appelé à soutenir Nicolas Hulot avec le silence complice des autres membres.

Le Télégramme. Lorient. Un rassemblement pour l’arrêt du glyphosate. 

Près de 300 personnes ont répondu, ce samedi après-midi à Lorient, à l’appel du collectif contre Bayer-Monsanto pour demander l’interdiction définitive du glyphosate, un puissant herbicide utilisé dans l’agriculture conventionnelle. A cette occasion, René Kermagoret, coordinateur du collectif, a plaidé pour l’usage de produits alternatif.
https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/lorient-un-rassemblement-pour-l-arret-du-glyphosate-14-10-2017-11702154.php

La vidéo  du rassemblement et le soutien affiché à Hulot le tartuffe (Le Télégramme octbre 2017): Kermagoret , un homme sans morale et sans éthique.

 

Pourquoi soutenir Nicolas Hulot ? Parce que cela faisait partie de la ligne politique d’EELV au niveau national et niveau local. Malgré la volonté de certains membres du collectif de ne pas soutenir un membre du gouvernement ouvertement antisocial et de ne pas participer à la confusion ambiante (ou capitalisme vert), Kermagoret et les autres ont malgré tout revendiqué le soutien à l’éco-tartuffe millionnaires amoureux des véhicules à moteur.

  Lire ici, Prix Faux-cul d’honneur 2018 attribué à Nicolas HULOT : https://blogs.mediapart.fr/rene-hamel/blog/280318/prix-faux-cul-d-honneur-2018-attribue-nicolas-hulot

Il n’y avait donc rien d’étonnant à ce que certain-e-s cherchent à éloigner les militants du collectif libertaire de Lorient  pour obéir à la ligne politique définie par avance par la clique EELV Lorient.

Rappelons les liens entre Kermagoret et EELV Lorient..  7

Et encore ici :  EELV Lorient (Bigata) et la fille de René Kermagoret  (Agathe) aux  élections départementales de 2015

Stéphane Bigata et Agathe Kermagoret en 2015

Quant à la présence de la Biocoop les 7 épis dans le collectif,  il faut revenir  quelques années en arrière où Kermagoret, alors en activité, faisait quelques affaires avec l’entreprise. Ici en 2009. Inutile de vous dire que Mikaël Coroller faisait partie du comité de soutien EELV Lorient 2017.

On le voit ici en 2009 au côté de cet inénarrable René  K.. (https://www.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/nouveau-le-premier-restaurant-certifie-bio-de-lorient-ouvre-jeudi-09-03-2009-282297.php)

De gauche à droite :  René Kermagoret, maraîcher et l’un des fournisseurs du restaurant bio Et Mikaël Coroller et Pascal Le Moan de la Biocoop Les 7 épis Lorient;

Dans ce petit monde lorientais,  la culture de l’entre-soi perdure. Elle est de mise comme dans n’importe quelle petite ville. C’est ainsi que l‘année dernière, biocoop rejoignait la marche avec Kermagoret & Co.

Au nom de l’unité, AL Lorient alla rejoindre ce collectif de tartuffes sans faire de troubles et pouvoir distribuer ses tracts : qu’importe les moyens quand le but est atteint. « Je dénonce le capitalisme en défilant avec les capitalistes ». Belle stratégie.

  • Le confusionnisme ou le capitalisme de gauche habillé en vert 

On retrouvera dans ce collectif de tartuffes où Pierre Avril le chef d’entreprise de machines mécaniques devient un maraîcher bio et  où une entreprise d’insertion a comme partenaires des multinationales (cf Opti’mism : http://www.optim-ism.fr/)..

C’est le cadre Max Schaffer – Directeur de l’entreprise Optim’ism, qui à propos de Rémi Guitteny (le vélorutionnaire ici à gauche, mort le 1er décembre 2017) estima (alors qu’il avait été bénévole pendant un an dans le collectif Syklett), qu’il « n’avait pas la touche » pour obtenir un CDD dans le collectif « Syklett », vitrine politique de la ville de Lorient pour promouvoir le vélo. 

De gauche à droite : Rémi Guitteny, Serge Philippe et Francis. Nous sommes en mars 2016, le local n’est pas encore fini.  Le collectif Syklett rassemble  Optim’ism, la Sauvegarde 56 et l’unité éducative de l’activité de jour (UEAJ) de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et l’association Vel’Orient  dont le président n’est autre que Serge Philippe  (membre de la CFDT, cadre à la DCNS) qui ne supporte pas les militant-e-s de la Vélorution.

Les partenaires privés de l’association Optim’ism en 2018 qui n’est autre qu’une entreprise d’insertion :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les partenaires 2019 (http://www.optim-ism.fr/) : avez-vous trouvé les différences ?

 

Il en est de même cette année. Le collectif organisateur de la Marche rassemblera  la même équipe décrite ci-dessus.

Le collectif d’origine qui refusa de servir de vitrine à tous ces politiques sera décrédibilisé  par des personnes qui se prétendent anarchistes et par des éco-tartuffes qui s’empresseront de faire passer le collectif historique comme « radical, puriste » ou autres insultes tellement classiques de la part de sociaux-démocrates.

Voilà ce que relaie AL Lorient : « Nous comptons sur vous, syndicats, entreprises, associations  » . Il y aura encore une belle photo dans le journal local.  Manque plus que les partis politiques. A noter bien sûr que les entreprises  seront forcément de gauche et écolos.

Nous sommes loin n’est-ce pas, de l’appel de Commercy et de leur refus de toute forme de récupération.

 

En tant qu’anarchistes, nous refusons d’entretenir cette confusion.   Nous irons bien sûr avec le collectif de faucheurs et militant-e-s écologistes qui tiennent la page https://www.facebook.com/contrebayermonsantolorient/ .

Nous ne soutenons aucun parti politique et ne voulons pas servir de faire-valoir à un système politique qui étouffe et plonge dans la misère des millions de personnes.  Cela fait des années que nous dénonçons ces réseaux de militant-es qui manipulent les lorientais-es.  Oui, il y a un manque de transparence et de démocratie à Lorient, et cela se voit aussi au niveau national.  Le manque d’espace démocratique   vient de ces militants « professionnels » qui phagocytent toute forme de contestation. C’est ainsi que l’émergence du mouvement des gilets jaunes ne nous surprend pas : nous dénonçons depuis des années la récupération politique par les partis, dans des collectifs et mouvements politiques. Il faut créer ces espaces de paroles au lieu de chercher cette illusoire unité  qui offre une tribune à ces professionnels du militantisme et qui font marcher au pas cadencé des révoltes improbables. Dire cela, c’est prendre le risque de se faire insulter encore une fois par l’énième sentence : il ne faut pas « diviser la lutte ».

Nous avons été sali-e-s parce que nous ne voulions pas de partis politiques dans la marche contre Monsanto en 2018 alors que nous avons été à l’origine de la Marche à Lorient, ce qui paraît assez ironique quand on sait l’implication des membres d’AL Lorient dans les gilets jaunes de Lorient depuis décembre 2018 …

Ludwig Wittgenstein « Wovon man nicht sprechen kann, darüber muß man schweigen ». « Ce dont on ne peut parler, il faut le taire »

Quant à la lutte sur le terrain, rappelons deux ou trois choses aux révolutionnaires d’AL Lorient qui nous reprochent de ne pas faire du terrain ou d’être des « nuisibles » : depuis 2011 nous avons créé Vélorution Lorient 8  mouvement qui milite pour le vélo dans et en dehors du milieu urbain, nous sommes à l’origine du collectif transrade des usagers des batobus pour défendre les usagers, nous avons été membres du collectif contre la fermeture du camping de Locmiquélic (pour aider les habitant-e-s du camping qui vivaient à l’année et leur éviter de se faire expulser), nous avons aussi fait de l’éducation populaire en animant pendant plusieurs années des projections-débats au Café repaire Locmiquélic (voir ici 9 ), lorsque la jungle de Calais a été démantelée nous avons créé un atelier vélo pour les réfugiés (en novembre 2016-2017)

Auberge de jeunesse de Lorient – 14 janvier 2017 Ici en compagnie de Rémi Guitteny et d’un réfugié

et plus d’une soixantaine de vélos (réparés) a été donnée..  Nous n’avons pas vu les super révolutionnaires d’AL Lorient nous donner un coup de main. Actuellement nous sommes impliqué–es dans le café associatif le Comment ksé ? et nous avons déjà organisé trois projections (LoveMeaTender, « un village sans  dimanche », et le superbe documentaire féministe « Regarde, elle a les yeux grand ouverts » de Yann Le Masson). Sans compter  notre engagement dans le monde du travail et syndical.

Grenouillage dans différents collectifs, mépris à l’égard d’autres militants, jugements à partir des on-dits, insultes et compagnie, nous n’avons désormais rien à attendre de semblables individu-es qui se prétendent anarchistes. 

———————————————————————————————————————–

  1.  https://blogs.mediapart.fr/andre-gunthert/blog/100119/les-gilets-jaunes-et-le-mepris-de-classe-0, ou en core ici https://paris-luttes.info/gilets-jaunes-derriere-l-11222
  2.  http://www.frontsyndical-classe.org/2018/12/la-cgt-ne-peut-pas-detourner-le-regard-de-cette-colere-sociale.html
  3.  http://www.revolutionpermanente.fr/VIDEO-Au-Havre-Ruffin-refuse-de-soutenir-la-famille-d-Adama-Traore  
  4. https://zad.nadir.org/spip.php?article578#nb7
  5.  https://www.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/europe-ecologie-crise-ouverte-a-la-tete-du-parti-07-12-2013-2329862.php.
  6. https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/eelv-emmanuelle-cosse-soutient-la-liste-de-d-alexandre-01-03-2014-10058929.php
  7.  https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/bigata-kermagoret-europe-ecologie-les-verts-3261880 
  8.  (voir ici https://www.facebook.com/velorution.lorient/
  9.  http://www.cafe-repaire-locmiquelic.fr/agenda-du-repaire-en-2013-p510231

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *