Archives par mot-clé : racisme

LA POLICE SERA-T-ELLE TOUJOURS RACISTE, VIOLENTE ET VIRILISTE ? BLAST, Le souffle de l’info _ Ostpolitik, Modiie _CONTRASTE(S) 28 octobre 2026

28 oct. 2026 Blast, le souffle de l’info – CONTRASTE(S) . Ostpolitik et Modiie sont de retour pour une saison 3 de Contraste(s). Les images des mobilisations de ce mois d’octobre nous l’ont encore confirmé : la police française se distingue par sa brutalité. Mais alors pourquoi cette institution est-elle aussi viriliste, aussi raciste et surtout aussi violente ? Nous allons tenter de répondre à toutes ces questions dans cet épisode de contraste, en utilisant les travaux de sociologues qui ont travaillé sur la police qui ont vécu avec les policiers et qui ont pu étudier l’institution de l’intérieur.

Chroniqueurs : Ostpolitik, Modiie
Réalisation et montage : Camille Chastrusse
Son : Baptiste Veilhan, Théo Duchesne
Graphisme : Morgane Sabouret, Margaux Simon
Production : Hicham Tragha
Directeur du développement des collaborations extérieures : Mathias Enthoven
Co-directrice de la rédaction : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert

 

Le site : https://www.blast-info.fr/
Facebook : / https://www.facebook.com/blastofficiel/
Instagram : / https://www.instagram.com/blastofficiel/
Bluesky : https://bsky.app/profile/blast-info.fr

Mastodon : https://mamot.fr/web/@blast_info
Peertube : https://video.blast-info.fr/

Soutenez Blast, nouveau média indépendant : https://www.blast-info.fr/soutenir

 

 

.

 

 

.

 

 

 

.

 

 

.

 

 

 

.

 

 

.

 

 

.

 

 

 

.

 

 

 

 

.

Trappes : « L’extrême droite a donné la direction et tout le monde s’est mis en ordre de marche » – Mediapart _A l’air libre_ 27 octobre 2026

27 oct. 2026  Médiapart À l’air libre

Après le meurtre de Pengo Bossio Wangi vendredi 23 octobre par un militant d’extrême droite dans un attentat raciste à Trappes, nous avons une nouvelle illustration du danger que représente l’extrême droite. Le temps est à la colère face à la normalisation du racisme et de l’islamophobie qui se déversent à longueur d’antenne et de discours. Mais aussi au sursaut collectif.

Bossio Wangi est mort vendredi dernier à Trappes, parce qu’il était noir. Il avait 26 ans, il a été visé par un attentat raciste. Cinq autres personnes ont été blessées, dont une fille de 12 ans, hospitalisée dans un état grave.
Le tireur a déclaré qu’il voulait “venger les commerçants pillés” le 17 octobre en s’en prenant “aux noirs et aux arabes”, une information révélée par Le Monde.
Le temps est à la colère, légitime et politique, face à la normalisation du racisme et de l’islamophobie qui se déversent à longueur d’antenne et de discours. Une indignation que partagent nos invité.es, animé.es d’un désir de sursaut.

Une émission présentée par Samia Dechir, préparée avec Raphaël Gribe Marquis et Mathieu Mialaret.

Avec :

Seydi Ba, avocate pénaliste au barreau de Paris, auteur de “Comme on traverse un feu, ce que la robe exige” aux éditions JC Lattès ;
Kadiatou Doukara, infirmière à Trappes, ville où elle a grandi. A porté les premiers gestes de secours à Pengo Bossio Wangi juste après l’attentat ;
Hanane Karimi, maîtresse de conférence en sociologie à l’université de Strasbourg, autrice de “Petit manuel de lutte contre l’islamophobie” aux Editions du Commun ;
Ali Rabeh, maire de la ville de Trappes depuis 2020 ;
Fanny Vial, avocate pénaliste.

À l’air libre

L’émission de Mediapart en accès libre présentée par Mathieu Magnaudeix et Samia Dechir. Retours sur enquêtes, reportages, débats… « À l’air libre » décrypte l’actualité en vidéo. Le fond de l’air est rance, ouvrons les fenêtres !

Mediapart n’a qu’une seule ressource financière : l’argent issu de ses abonnements. Pas d’actionnaire milliardaire, pas de publicités, pas de subventions de l’État, pas d’argent versé par Google, Amazon, Facebook…
➡️ Pour nous aider à enrichir notre production vidéo, soutenez-nous en vous abonnant à partir de 1 euro : https://abo.mediapart.fr/abonnement/decouverte
➡️ Si vous êtes déjà abonné·e ou que vous souhaitez nous soutenir autrement, vous avez un autre moyen d’agir , le don : https://donorbox.org/mediapart
➡️ Inscrivez-vous à nos newsletters ! https://info.mediapart.fr/renderers/page_inscription

 

 

.

 

 

.

 

 

.

 

 

.

 

 

.

 

 

.

 

.

LORIENT. En hommage aux victimes de l’attentat raciste et islamophobe à Trappes et à la Verrière

LUNDI 26 octobre à 18 heures, Place Aristide Briand à Lorient.



De L’Assemblée des quartiers 56

Après l’attentat raciste, négrophobe et islamophobe de Trappes et La Verrière, après la mort de Pengo Bossio Wangi âgé de 26 ans et les blessés, dont une jeune fille de 12 ans, nous nous rassemblons le même jour à la même heure partout en France, à l’appel de collectifs, associations impliquées depuis toujours contre le racisme d’Etat.

Tout d’abord pour rendre un hommage aux victimes, affirmer notre solidarité aux familles endeuillées, aux blessé·es et à leurs proches. Nous exigeons que la justice soit faite et condamne la chaîne des responsabilités.

Ce qui s’est passé n’est pas un drame isolé, la haine raciste qui tue, découle du ruissellement négrophobe, anti-arabe, anti roms et islamophobe des médias et des organisations politiques de droite, d’extrême-droite et leurs alliés.

Nous appelons tout le monde mais surtout les victimes de tous les racismes à nous rejoindre pour ce moment de deuil, de recueillement et de lutte. Une semaine après le 17 octobre ou nous honorons la mémoire vivante de nos anciens, nous appelons tous les allié·es qui ne tremblent pas pour dénoncer le racisme d’Etat à nous rejoindre.

Prise de parole unique, suivie d’une minute de silence et en fonction du nombre de personnes, nous partirons en marche.

Venez nombreuses et nombreux.

Pour les victimes. Pour les familles.

Pour la dignité.

 

« Ce qui dérange, c’est le profil de ceux qui demandent le déplacement des statues de Colbert »

Selon l’écrivaine Léonora Miano, satisfaire la demande de citoyens « devenus français en raison d’un crime contre l’humanité », l’esclavage colonial, ne ferait pas pour autant disparaître Jean-Baptiste Colbert des livres d’histoire.

 

« Les statues meurent aussi. Nous le savons depuis le film de Chris Marker, Alain Resnais et Ghislain Cloquet. Diatribe anticolonialiste sur le pillage des artefacts subsahariens, Les statues meurent aussi (1953) évoque le ravage intime que constitua le fait de détourner ces œuvres de leur fonction initiale pour les inhumer dans les musées français. Le film parlait d’une profanation. Il fut interdit avant d’être présenté, onze ans après sa création, dans une version tronquée par la censure.
Que les statues meurent, la République l’avait su avant 1953. Comme souvent dans l’histoire, on s’était appliqué à soi-même les méthodes que l’on irait parfaire au loin. On avait abattu ses propres totems, vandalisé ses propres mausolées. La République naissante avait démonté nombre de statues royales en 1792, avant d’éventrer, en octobre 1793, le tombeau des monarques. Du passé, on faisait table rase. Prétendant s’enfanter soi-même, on inventait un monde par la dévastation et la puissance performative du langage. Les mois s’appelèrent messidor ou vendémiaire. Les jours d’une semaine, devenue décade car elle en comptait dix, furent nommés primidi ou tridi. On élimina jusqu’aux anciens marqueurs du quotidien.
La ville de Saint-Denis, où se trouve l’église abritant les sépultures royales, fut débaptisée pour porter, de 1793 à 1800, le nom républicain de Franciade. La République a déboulonné des statues, effacé des noms. Elle fut ce vainqueur qui saccage le souvenir de qui l’a précédé. Puis, épouvantée par son geste, elle voulut réparer.
Cependant, la basilique de Saint-Denis, où furent ramenés quelques fragments des dépouilles profanées, n’est que symboliquement la dernière demeure des rois de France. Les exhumations d’octobre 1793 figurent en tête des épisodes traumatisants de la Révolution française. Elles hantent la République, qui éleva la basilique au rang de cathédrale en 1966. Mais la mort des statues, dont certaines furent remplacées, ne fut pas toujours vécue comme un drame.

Continuer la lecture de « Ce qui dérange, c’est le profil de ceux qui demandent le déplacement des statues de Colbert » →

Aux racines du racisme systémique de la police

Comparer les polices américaine et française, c’est questionner les angles morts de notre mémoire nationale, car les origines du racisme policier en France sont anciennes et liées aux Antilles tout autant qu’à l’Afrique.

 
Par Grégory Pierrot, professeur de littérature américaine à l’université du Connecticut, citoyen franco-américain résidant aux Etats-Unis depuis dix-sept ans — 
 

Tribune. On pourrait écrire tout un livre au sujet des réactions françaises générées autour du tremblement de terre #GeorgeFloyd aux Etats-Unis et des secousses globales qui suivirent, notamment le rassemblement organisé à Paris le 2 juin par le comité Vérité et Justice pour Adama Traoré. Dans une «discussion» avec l’universitaire Maboula Soumahoro sur BFM TV, le chroniqueur Eric Brunet affirmait récemment que l’idée même de racisme institutionnel serait un emprunt indu à la culture américaine. La police française ne peut être raciste parce que la République française n’a pas d’histoire raciste.

Continuer la lecture de Aux racines du racisme systémique de la police →