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Catherine Malabou _ Anarchisme et philosophie _LUNDI MATIN

LUNDI MATIN : Catherine Malabou – Anarchisme et philosophie

https://www.youtube.com/watch?v=QMl-8usyBLc

Ce lundi on a voulu savoir si l’anarchisme était pensable.

Nous on ne s’était pas posé la question. On ne savait pas que, peut-être, il ne l’était pas. Grâce à Catherine Malabou et son livre Au voleur ! Anarchisme et Philosophie on a eu une réponse.  

En fait, on a appris que l’anarchisme n’était pas tout à fait pensable dans les conditions posées par les six principaux philosophes « mâles et blancs » en charge de le faire : Schürmann, Lévinas, Derrida, Foucault, Agamben, Rancière. Pourquoi ? Parce que nos six philosophes, en réfléchissant sur l’anarchie, ont dérobé quelque chose à l’anarchisme. En voulant conceptualiser l’Anarchie et penser théoriquement la possibilité de l’anarchisme, ils n’ont réussi qu’à jeter le bébé et garder l’eau du bain, c’est-à-dire à dénier l’éventualité réelle des formes de vie que ce mot recouvre tout en gardant faisant triompher le concept.  Malabou nous a appris combien la pensée philosophique était imprégnée d’un préjugé : le « préjugé gouvernementaliste » – la croyance qu’au fond sans gouvernement, c’est le chaos. Elle nous a expliqué alors comment ce préjugé se rattache au « paradigme archique » ; paradigme selon lequel on ne peut penser rationnellement ni vivre en commun sans Archè – c’est-à-dire sans principe qui à la fois commence et commande, et façonne l’ordre à partir du chaos. Une fois élucidé ce paradigme et ce préjugé, on a ensuite découvert que le concept d’ingouvernable n’était jamais que l’envers du gouvernement et même son objet propre. Gouverner étant, justement, gérer de l’ingouvernable.

Malabou nous a fait comprendre que l’anarchisme, aujourd’hui, n’est pas une position depuis laquelle critiquer ou attaquer la domination, mais le champ de bataille lui-même. En effet, ce qui marquerait l’époque, ce ne serait pas la crise de la verticalité de l’État, mais la « crise de l’horizontalité ». Non pas une crise de l’horizontalité confrontée à la verticalité autoritaire de l’État, mais bien une crise interne à l’horizontalité elle-même : le capitalisme serait lui-même en train de s’aplatir – de se prétendre et revendiquer « anarchiste ». À partir de là, Malabou nous a offert des distinctions pour nous repérer dans cette crise.

D’abord en distinguant anarchisme de fait (qui rassemble tout ce qui prétend à un fonctionnement horizontal – les ZAD comme les Libertariens) et anarchisme d’éveil (un anarchisme vraiment émancipateur).

Ensuite, en fondant l’anarchisme d’éveil sur un concept plus adéquat que celui d’ingouvernable : le concept du « non-gouvernable », qu’elle définit comme ce qui ne peut qu’être écrasé ou dressé mais jamais gouverné. Sa proposition consistant à éveiller l’anarchisme, à la dimension du « non-gouvernable ». Ce que Barbara Glowczewski appelle aussi de ses vœux, à sa manière, lorsqu’elle invite à « éveiller les esprits de la terre ». 

Pour finir on peut résumer brièvement ce que Malabou définit comme les trois figures qui servent de conditions sine qua non à une théorie de l’anarchisme sans déni et attentive au « non-gouvernable » ; les figures du Témoin, du Colonisé, de l’Esclave : 

  1. L’anarchisme est toujours de témoignage : c’est-à-dire, il n’est pas justifié ou fondé a priori par une pensée qui en décrète les conditions de possibilité mais, pour reprendre Wittgenstein, « il est là – comme la vie ». « Tous les anarchistes sont des témoins » écrit Malabou. De même que l’on prouve le mouvement en marchant, on atteste de l’anarchisme en anarchisant : par l’exemple et le témoignage. En criant : « On est là ! » – comme disent les Gilets Jaunes. 

2. S’il faut partir plutôt des témoignages de l’anarchisme que des principes abstraits, si l’anarchisme se pense ex dati (à partir des faits) et non pas ex principii (à partir des principes), alors la seconde condition d’une pensée anarchiste, c’est l’écoute et l’attention (surtout quand on est « mâle et blanc ») aux « Colonisés » – aux spécificités de leur être au monde, irréductible à une traduction occidentale. 

3. Enfin, penser l’anarchisme – puisqu’il s’agit en un sens de penser la liberté et l’émancipation – doit se soucier, en creux, de l’« Esclave ». Non pas métaphoriquement comme lorsque l’on dénonce rhétoriquement et moralement des mentalités « serviles » à la Nietzsche ou des « âmes d’esclave » à la Lévinas, mais historiquement et concrètement lorsqu’on étudie la Traite ou l’esclavage Athénien. C’est comprendre que les esclaves n’ont, historiquement, jamais été servile et que parler « d’âme d’esclave » est un discours de Maître.

 

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LIP _ LA GRÈVE QUI A FAIT TREMBLER LE PATRONAT FRANÇAIS

BLAST souffle de l’info
Nouvel épisode des Portraits, par Ostpolitik et Modiie.
1 mai 2024
 
« Aujourd’hui, nous sommes le 1ᵉʳ Mai, journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs. Et pour l’occasion, on a décidé de bousculer le programme des Portraits. Et oui, fini le portrait des vieux croulants de la cinquième République et de deux ou trois femmes. Aujourd’hui, on va vous parler d’une lutte sociale et pour une fois, on ne va pas se rendre dans la capitale, mais dans un endroit mystérieux que les Parisiens appellent… les territoires. Encore aujourd’hui à Besançon, il y a la forteresse Vauban et Micropolis.
 
Mais il y a aussi et surtout l’usine qui fabrique les montres Lip. Si vous êtes un gauchiste ou tout simplement un vieux, vous avez déjà peut être entendu ce nom. Et pas seulement parce qu’ils fabriquent des montres Lip avant d’être un horloger, c’est avant tout le mouvement social le plus emblématique des années 70. »
 
Nouvel épisode des Portraits, par Ostpolitik et Modiie.
 
Chroniqueurs : Ostpolitik, Modiie
 
Montage et réalisation : Camille Chastrusse
Son : Baptiste Veilhan
Graphisme : Morgane Sabouret, Diane Lataste
Production : Hicham Tragha
Directeur des programmes : Mathias Enthoven
Rédaction en chef : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Macron gesticule- les APL reculent et la gauche nulle cumule les calcules – L’intégrale du 28 sept 26 Akim Omiri

RADIO NOVA – LA RIPOSTE

Macron gesticule, les APL reculent et la gauche nulle cumule les calcules – L’intégrale du 28 sept..webm (pass -k to keep)

Le podcast youtube : https://www.youtube.com/playlist?list=PL9wDNu3ZrVQ53Adh-lKaNQPNgbuZBZiqU

 
https://podcasts.nova.fr/radio-nova-la-riposte
 
À propos de ce podcast
 

Un public, une équipe de chroniqueuses et de chroniqueurs, un rendez-vous hebdomadaire pour une émission pensée comme le cortège de tête d’une manif, le QG d’une Riposte contre les médias mainstreams qui se droitisent chaque jour un peu plus, les commentateurs sportifs qui s’inventent journalistes politiques, les éditorialistes qui se déclarent spécialistes de tout, mais qui sont surtout spécialistes de rien.

Sarcasmes, démontages en règle, baffes médiatiques gratuites… dans La riposte, Akim Omiri et sa bande décryptent et démontent l’actualité, éclairent les zones d’ombre avec la subtilité d’un texto de Darmanin pour une demande de HLM. Une Riposte comme une réponse à notre époque.

Catégories: Comedy, News, Society & Culture

Mots clés: , Akim Omiri, La riposte

 

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Ardennes 1944 la bande au bossu Episode 2__2 La grotte de Gaulier FRANCE CULTURE

France Culture _ Une histoire particulière

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/une-histoire-particuliere

 

À propos de la série

Fin août 1944, la « bande au bossu », faux maquis au service de la Gestapo, arrête des résistants près de Sedan et les conduit à la grotte de Gaulier pour les tuer.

En août 1944, à l’approche de la Libération, une dizaine d’hommes dirigés par Pierre Paoli s’installent près de Sedan, dans le bois d’Illy-Olly. Se présentant comme un maquis agissant pour le compte des Américains, ils gagnent la confiance de la population et des résistants. En réalité, ce groupe, surnommé « la bande au bossu », est un faux maquis travaillant pour la Gestapo. Le 29 août 1944, il accompagne les forces allemandes et participe à l’arrestation de résistants. Les prisonniers sont ensuite conduits comme otages à la grotte de Gaulier, où ils subissent le sort réservé par leurs geôliers. Cette affaire constitue l’un des épisodes les plus tragiques de la répression menée dans les Ardennes à la veille de la Libération.

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-ardennes-1944-la-bande-au-bossu

Épisode 2/2 · La grotte de Gaulier

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/une-histoire-particuliere/la-grotte-de-gaulier-5169085

À l’opposé d’un maquis, la bande est en vérité un groupe d’action de la Sipo-SD (la police de sécurité allemande) et ses membres, tous français, sont issus du parti collaborationniste franciste. Le cerveau de la bande, Pierre Paoli, commis du Trésor, est devenu, pendant l’Occupation, membre de la Gestapo de Bourges.

Différenres vues de la grotte de Gaulier, notamment la plaque commémorative
Différenres vues de la grotte de Gaulier, notamment la plaque commémorative – © Maylis Besserie

Ses chefs lui ont confié la direction de ce faux maquis, pour mener une opération d’infiltration et démanteler la Résistance sedanaise. Le 29 août, la bande arrête une dizaine d’individus, les torture et les exécute dans la grotte de Gaulier avant de fuir vers l’Allemagne.

Un seul otage, Georges Cablat, en ressort miraculeusement vivant. Entre le 28 et le 29 août, la bande au bossu a fait 19 victimes et traumatisé une population qui avait cru voir arriver des héros venus les libérer du joug nazi.

 

 

Pour en parler

 

 

Bibliographie

  • Fabrice Grenard, Maquis noirs et faux maquis (éditions Vendemiaire, 2011)
  • Philippe Lecler, Article 75 : La Collaboration et sa répression dans les Ardennes, 1940-1948 (éditions CreateSpace Independent Publishing Platform, 2014)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Ardennes 1944 la bande au bossu Episode 1 un maquis americain _ FRANCE CULTURE

FRANCE CULTURE

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/une-histoire-particuliere

À propos de la série

Fin août 1944, la « bande au bossu », faux maquis au service de la Gestapo, arrête des résistants près de Sedan et les conduit à la grotte de Gaulier pour les tuer.

En août 1944, à l’approche de la Libération, une dizaine d’hommes dirigés par Pierre Paoli s’installent près de Sedan, dans le bois d’Illy-Olly. Se présentant comme un maquis agissant pour le compte des Américains, ils gagnent la confiance de la population et des résistants. En réalité, ce groupe, surnommé « la bande au bossu », est un faux maquis travaillant pour la Gestapo. Le 29 août 1944, il accompagne les forces allemandes et participe à l’arrestation de résistants. Les prisonniers sont ensuite conduits comme otages à la grotte de Gaulier, où ils subissent le sort réservé par leurs geôliers. Cette affaire constitue l’un des épisodes les plus tragiques de la répression menée dans les Ardennes à la veille de la Libération.

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-ardennes-1944-la-bande-au-bossu

Épisode 1/2 · Un maquis américain

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/une-histoire-particuliere/un-maquis-americain-8832848

En août 1944, alors que la libération semble imminente, un groupe d’une dizaine de combattants dont un ancien boxeur et un bossu, arrive près de Sedan, dans le bois d’Illy-Olly, devenu lieu de randonnée. Avec à sa tête Pierre Paoli, il se présente comme un maquis missionné par les Américains.

Avec l’aide du maire et des gens du coin, le groupe de combattants installe son cantonnement dans le bois d’Illy-Olly et entreprend de nouer des liens avec la Résistance locale. Ils font bientôt une démonstration de leur force en attaquant un camion allemand et gagnent la confiance de la population

La bande au bossu : haut, g. à dr : le bossu, Ballereau / Pierre Paoli, chef de la bande / bas g. à dr : Picault adjoint de Paoli / François Rutz, le boxeur – © Maylis Besserie

La bande au bossu prétend être en mission ; elle aurait été désignée par les Alliés pour désorganiser le front allemand, rechercher des terrains de parachutage et préparer l’arrivée des Américains – un discours crédible dans le contexte chaotique de la fin de l’été 1944 où l’on attend la libération.

Dès les premiers jours, des volontaires des environs décident de se rallier à leur cause. Mais le 28 août, tout bascule : on retrouve les corps de ces nouvelles recrues et d’autres victimes alors que la bande a pris la route de Sedan. Le lendemain matin, les allemands encerclent le hameau de Floing…

 
France Culture

 

Pour en parler

 

Bibliographie

  • Fabrice Grenard, Maquis noirs et faux maquis (éditions Vendemiaire, 2011)
  • Philippe Lecler, Article 75 : La Collaboration et sa répression dans les Ardennes, 1940-1948 (éditions CreateSpace Independent Publishing Platform, 2014)

 

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